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Greenwashing : comment le repérer et l’éviter ?

Qu’est-ce que le greenwashing ? C’est investir plus de temps et d’argent dans le paraître d’une organisation “verte” plutôt que d’avoir un réel engagement environnemental. Autrement dit, c’est la tentative de faire croire que certains produits ou stratégies sont durables alors qu’ils ne le sont pas.

Mais pourquoi le faire ?… Honnêtement, aucune idée ! L’objectif étant de vendre suivant la tendance du marché. Toutefois, attention à la marque lorsque le consommateur se rend compte qu’il s’agit bien du greenwashing, que c’est de la poudre de perlimpinpin comme on dit.

7 façons de reconnaître le greenwashing : 

  • Compromis caché : ou le manque des données. Quand une organisation, que ce soit une marque, un gouvernement ou une entreprise ne parle que d’un seul aspect “durable” de leurs actions, il faut faire attention ! La plupart du temps, il y a des problèmes environnementaux importants qu’ils peuvent causer. Par exemple, lorsqu’une marque te parle d’un appareil électronique à faible consommation d’énergie, mais omet de préciser qu’il est fabriqué avec des matériaux dangereux pour la planète, ça sent pas bon !
  • Manque de preuves : il s’agit d’affirmations qui ne peuvent être vérifiées. Par exemple, les textiles fabriqués à partir de plastiques collectés en Méditerranée sont peut-être vrais, mais nous n’en avons aucune preuve. On est aussi fan des jolies phrases, mais elles sont encore plus belles quand elles sont accompagnées des chiffres et des preuves de ces processus !
  • L’imprécision : des concepts mal expliqués ou très larges qui prêtent à confusion. Comme le mercure est « naturel », oui mais il n’est pas forcément bon pour la santé. 
  • Faux labels : certifications qui n’existent pas. On pense au label “Cruelty Free”. Très souvent les marques dessinent des lapins dans leurs emballages pour nous faire croire qu’ils ne testent pas sur des animaux. Cependant, la plupart continuent à le faire. Heureusement, des assos comme Cosmebio font des comparatifs de ce type de labels. (À la fin de l’article, tu trouveras un outil très pratique pour trouver encore plus de labels).
  • Non-pertinence : il s’agit de cas où des informations réelles sont données, mais ne sont pas pertinentes. Par exemple, le fait qu’un aérosol ne contienne pas de CFC (l’un des contributeurs pour l’effet de serre) n’est pas pertinent, car son utilisation est interdite. C’est comme si une personne se vantait de ramasser les crottes de son chien Taco dans le parc, alors que c’est son obligation de le faire !
  • Le moindre mal : c’est la règle du “moins mauvais”. Les produits biodégradables ou faits avec du plastique recyclé en sont un exemple clair. Ils nous détournent du vrai problème des produits jetables.
  • Mentir : il n’y a pas vraiment besoin de l’expliquer, hein ? Certaines organisations communiquent sur des actions qui n’ont pas été réalisées et des politiques environnementales qui sont totalement fausses.

Quelle est la différence avec le marketing vert ?

Il faut préciser cependant la différence entre le greenwashing et le marketing vert. Ce dernier promeut des services et des produits vraiment basés sur des facteurs et des intérêts environnementaux. La différence ? Les faits. Les marques qui font du marketing vert ont un mix marketing (produit, prix, politique de distribution et promotion) rentable et avec des bas impacts environnementaux.

Voici quelques exemples de marketing vert :

  • Patagonia, qui a mis en place des pratiques vraiment écoresponsables. Au-delà des publicités avec du vert partout, ils montrent avec des chiffres comment ils créent des vêtements avec un impact environnemental plus faible.  
  • Zèta. Ils ont une communication transparente axée sur des faits et qui montre leurs processus. Très juste comme exemple de ce type de marketing. Encore une fois, il n’y a pas de vert, mais des faits.

Comment éviter le greenwashing ?

On adore les labels ! Bientôt le label “Avec … c’est pas fichu ! ”, qui sait ? L’ADEME propose une liste avec près de 100 labels selon le type de produit que tu choisis !

Il y aura forcément des informations plus détaillées en tenant compte de domaines tels que l’énergie, les émissions de gaz à effet de serre, les conditions de travail, la qualité de l’eau et de l’air, entre autres. Mais le fait qu’une marque offre d’un côté des produits ou des services vraiment engagés avec l’environnement ne veut pas dire qu’elle ne fait pas des catastrophes environnementales d’un autre. “it’s all about truth”, donc, n’hésite pas à te renseigner sur les marques avant d’acheter ses produits.

Connais-tu d’autres marques qui font du marketing vert ? Raconte-nous !

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